Le Conseil d’Administration du Groupe de la Banque Mondiale a approuvé le jeudi 24 juin 2020 un financement IDA pour le Niger d’un montant de 150 millions de dollars américains (soit plus de 87 milliards de fcfa).

Il s’agit d’un financement additionnel au Projet Kandadji pour la mise en valeur des ressources hydriques dans le bassin du Niger et vise à financer la mise en œuvre de la deuxième phase (A) de réinstallation ainsi que l’amélioration des moyens de subsistance dans la zone du réservoir du barrage de Kandadji.

Cette importante avancée dans la concrétisation du projet de barrage de Kandadji est le fruit d’un travail acharné de la Ministre du Plan, Mme kané Aichatou Boulama, qui sur instructions du Président de la République, Chef de l’Etat, Issoufou Mahamadou supervise avec brio plusieurs projets d’intérêt national.

A titre de rappel, la Banque Mondiale et le Niger avaient procédé, le vendredi 22 mai 2020, à une signature d’un procès verbal de négociation pour un  financement additionnel du Programme Kandadji. Les négociations relatives à une proposition de don et de crédit se sont tenues par vidéo-conférence les 19, 20 et 21 mai, 2020 à Niamey. 

 Le montant du financement a été arrêté à un don égal à 36,6 millions de Droits de Tirage Spéciaux (DTS) équivalant à 50 millions de dollars américains et un crédit égal à 92 millions d’Euros correspondant à 100 millions de dollars américains.

Ce fonds devrait permettre à l’Agence du Barrage de Kandadji d’assurer, de 2020 à 2027, le financement de nouvelles activités pour renforcer Les composantes du Programme Kandadji ; soutenir les réformes institutionnelles du Programme de Développement Local Kandadji (PDLK) et contribuer – par la valorisation du capital humain – à la réalisation des objectifs du Plan d’Action de Réinstallation des première et deuxième vagues (PAR 1 et 2).

Le fonds devrait surtout permettre d’accroître considérablement la résilience des populations affectées par le projet face aux sécheresses ; de renforcer la sécurité alimentaire des ménages vulnérables ; de produire de l’électricité et de promouvoir l’employabilité des jeunes ainsi que l’autonomisation des femmes, à travers la valorisation des métiers rémunérateurs et des Activités génératrices de revenus.

Le programme Kandadji, une des promesses prioritaires du Président Issoufou est conçu pour contribuer substantiellement  à la réduction de la pauvreté, grâce  à la régénération du milieu naturel, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en eau et en énergie  électrique.

Kandadji a des objectifs multiples.

Il s’agit d’abord d’apporter une réponse aux exigences de soutien à l’étiage, en vue d’atténuer la dégradation de l’écosystème du fleuve .Il s’agit aussi d’accroitre l’accès à l’eau afin d’améliorer la sécurité alimentaire et les conditions de vies des populations, à travers  la mise en valeur du potentiel des terres irrigables autour la vallée du fleuve. Enfin le barrage permettra aussi d’accroitre la capacité de production  nationale en énergie hydroélectrique, en assurant une capacité de 130 MW et un  productible de 629 GW/an.

Le programme Kandadji va radicalement changer l’image de Tillabéry et il aura un impact très significatif  sur notre économie. Il faut aussi dire que Kandadji  nous permettra de nous passer du riz et autres aliments agricoles importés et atteindre ainsi notre objectif de 0 importation du riz d’ici 2021 et notre autosuffisance alimentaire » a estimé le chef du gouvernement, Brigi Rafini lors d’une de ses visites sur le terrain.

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