Le samedi 25 juillet dernier, le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Me Issaka Souna, a animé une conférence de presse, au Palais des congrès de Niamey. Le processus électoral en cours au Niger et notamment le chronogramme des élections générales et les modalités de sa mise en œuvre étaient à l’ordre du jour de cette rencontre avec les médias.

Pour le Président de la CENI, l’objectif de cette conférence est de partager avec les journalistes les dernières informations sur le chronogramme établi par son Institution, ainsi que les modalités de sa mise en œuvre. Me Issaka Souna était entouré pour la circonstance du Vice-président de l’Institution M. Aladoua Amada et du 2ème Rapporteur général de la CENI, M. Moussa Ladan.

Dans son intervention introductive, Me Issaka Souna a souligné que les opérations pour l’élaboration du fichier électoral national biométrique se déroulent relativement bien et cela en dépit de la situation sécuritaire et sanitaire que connait le Niger. Selon lui, l’enrôlement biométrique ayant pris fin le 7 juin 2020, la CENI dispose désormais d’un chronogramme pour ses activités, soulignant qu’elle a toutefois procédé à un réajustement du calendrier des élections.

Il a informé que le fichier électoral national biométrique sera officiellement remis au Ministre en charge des élections le 3 septembre 2020, assurant que la CENI a pris toutes les dispositions pour conduire le processus électoral à bon port et dans des conditions de transparence et d’équité. Me Souna a néanmoins tenu à faire part de l’immensité de la tâche en ce qui concerne l’organisation des élections locales prévues le 13 décembre 2020, insistant notamment sur les délais de la campagne, la constitution et le dépôt des dossiers de candidature, ainsi que leur traitement par les autorités locales.

Le Président de la CENI s’est, par la suite, félicité que les dates retenues pour les élections générales, à savoir le 1er tour de la présidentielle couplé, aux législatives le 27 décembre 2020 et le 2ème tour de la présidentielle le 21 février 2021, respectent les délais constitutionnels. «Cette proposition, la CENI l’a prise après l’analyse de plusieurs simulations techniques ayant permis d’éluder certaines difficultés inhérentes à la réalité des processus électoraux. Les options ainsi faites ont été entérinées par la dernière plénière de l’Institution du mardi 21 juillet dernier», a précisé Me Souna.

Rappelant quelques dispositions du Code électoral, relativement aux élections électorales, le président de la CENI, a indiqué que les importantes étapes sont la convocation du corps électoral : 90 jours, au moins, avant la date du scrutin (Arti.62 du Code électoral) ; le dépôt des candidatures au Chef-lieu de département, ou de région 75 jours calendaires avant le scrutin (Art. 128 du Code électoral). Les Préfets ont 7 jours calendaires pour examiner et transmettre les dossiers aux autorités régionales.

Toujours selon Me Souna, qui cite le Code électoral, les Gouverneurs des régions disposent d’un délai de 10 jours calendaires pour la réception, le traitement et la transmission des dossiers aux Tribunaux de Grande Instance (TGI). Ensuite, les TGI disposent de 30 jours pour se prononcer sur l’éligibilité des candidats, donc des listes ou candidats définitivement admis à concourir. Les Gouverneurs des régions eux ont 48 heures pour publier les candidatures ainsi validées.

«La campagne électorale est ouverte avant le scrutin et close l’avant-veille à minuit. Les résultats provisoires sont proclamés par la Commission Electorale de la circonscription, qui communique dans les 5 jours à la Commission Centrale en charge de la centralisation et la publication des résultats au plan national et enfin, les TGI proclament les résultats définitifs des scrutins locaux dans les 30 jours calendaires», a ajouté le président de la CENI.

Le chronogramme respecte les délais constitutionnels, selon le président de la CENI

Par rapport aux élections Présidentielles et les élections Législatives, le président de la CENI a rappelé que le chronogramme initialement publié a déjà annoncé les dates de ces élections. «Ces dates respectent les délais constitutionnels pour l’élection de fin de mandat du Président de la République en exercice et le renouvellement de l’Assemblée nationale.

Elles demeurent inchangées», a-t-il dit. En somme, a-t-il lancé, « le compte à rebours a commencé », et qu’il appartient désormais à la CENI et aux partis politiques, de conjuguer tous leurs efforts pour des élections apaisées, crédibles et honnêtes afin de consacrer la première alternance démocratique au Niger. Me Issaka Souna a ajouté que la CENI aura à prendre toutes les dispositions pertinentes pour inscrire son action dans la conduite des opérations électorales pacifiques, conformes aux critères de légalité, de transparence et d’équité.

Quant aux partis politiques, estime Me Souna, ils auront à préparer les compétitions à venir dans le respect des lois et règlements encadrant ces compétitions. «La pluralité et la diversité des candidatures, la préparation des dossiers constituent pour eux un défi majeur. Les partis politiques sont donc condamnés à travailler de concert et dans la bonne harmonie comme partenaires pour relever les défis que constituent ces élections majeures», a-t-il déclaré. Me Souna a ensuite indiqué qu’il serait important de prendre les mesures idoines et pertinentes permettant de gérer, au mieux, l’environnement sécuritaire et sanitaire. «Je voudrais assurer nos compatriotes de la diaspora que le CENI prend toutes les dispositions préliminaires permettant leur participation effective aux scrutins dès que possible, conformément à l’arrêt de la Cour Constitutionnelle», a-t-il rassuré.

Le président de la CENI, a saisi l’occasion pour renouveler ces remerciements aux partenaires techniques et financiers du Niger et notamment le PBF et le PNUD. Me Issaka Souna a ensuite, remercié la presse et lui a témoigné la satisfaction de la CENI, pour le concours précieux qu’elle lui apporte dans la communication, la formation et la sensibilisation à destination des citoyens dans le cadre de ce processus électoral.

Par Mahamadou Diallo (ONEP)

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