Marou Amadou, ministre de la Justice © Tagaza Djibo/J.A.

Suite au communiqué de presse du Syndicat Autonome des Magistrats du Niger (SAMAN) du 1er juin 2020, la réaction du Ministre de la justice a été immédiate. « En effet, dans un communiqué de presse rendu public, 24 heures après celui du SAMAN, le ministère de la justice, après avoir souligné l’esprit polémiste et le langage ordurier du SAMAN« , maintient les réponses pertinentes qu’il avait apportées suite à sa déclaration de presse du 26 mai 2020 s’agissant de la violation de l’article 6 de la loi sur le Tribunal de commerce, la violation des règles de préséance, le non-respect des attributions du Conseiller-rapporteur du CSM, la transformation du CSM en organe de sanction déguisée, le dépouillement des juridictions existantes au profit de celles non encore installées, la question des frais de transport en cas d’affectation et l’immixtion de la chancellerie dans les affaires judiciaires.

Sur ces points, le ministère réitère qu’il ne fait aucune appréciation subjective des questions et ne se livre à aucune application sélective de la loi pour fonder ses décisions.

Cependant, le ministère a jugé utile de répondre au SAMAN relativement à deux points de son communiqué de presse du 1er juin 2020.

Du point relatif au recrutement de deux agents du ministère de la justice par voie de concours pour suivre la formation de l’Ecole de la  Magistrature de Bordeaux (France)

Le ministère rappelle au SAMAN ce qu’il sait déjà, c’est-à-dire que le concours en question est une initiative de l’Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux qui avait lancé l’appel à candidatures pour le recrutement de deux auditeurs de justice dans le cadre de la coopération entre le Niger et la France. L’appel à candidature, ayant fait l’objet d’une large diffusion, précise que pour y postuler, il fallait être un agent de l’Etat. Quatre dossiers de candidatures ont été enregistrés et transmis à l’Ambassade de France au Niger qui a, en relation avec l’ENM, organisé un télé concours et a rendu public le résultat que le SAMAN connait.

Ainsi, on ne saurait reprocher au ministère de la justice une quelconque responsabilité dans la sélection des candidatures, l’organisation du concours et l’admission des candidats.

Si le SAMAN estime avoir d’autres arguments sur la régularité de ce concours, il lui est loisible de se rapprocher à l’Ambassade de France au Niger, indique le ministère de la justice.   

S’agissant de la nomination du nouveau Secrétaire général adjoint du ministère de la justice

Le ministère rappelle que les nominations aux hautes fonctions de l’Etat sont des prérogatives propres du Président de la République et du Gouvernement, un pouvoir discrétionnaire que le SAMAN ne saurait leur disputer.

En somme,  le ministère de la justice invite  le SAMAN à faire son propre examen de conscience en faisant la part des choses entre l’administration de la justice dont le Ministre de la justice est le chef et la défense des intérêts matériels et moraux de ses membres. Ce qui est sa mission première et dont il se préoccupe manifestement très peu, souligne le communiqué du ministère de la justice.

Par Tamtam Info News

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