(Niamey et les 2 jours) – La Banque mondiale a annoncé ce 15 juin un financement de 350 millions $, soit environ 180 milliards de francs CFA au profit des populations de la région du Liptako-Gourma, une zone trifrontalière du Sahel couvrant le Burkina Faso, le Mali et le Niger communément appelée zone des trois frontières. Cette région est l’un des épicentres de la guerre que livrent les États sahéliens aux groupes terroristes notamment l’État islamique et Al-Qaeda.

En tout, ce sont quelque 8 millions de personnes dont 800 000 déplacées qui bénéficieront, grâce à ce nouvel appui, de programmes de soutien pour renforcer leur résilience face à l’insécurité grandissante dans la région et au réchauffement climatique.

L’institution de Bretton Woods, dans un communiqué diffusé mercredi, indique que « les priorités d’investissement comprennent le financement de la restauration des moyens de subsistance et des activités génératrices de revenus résistantes au climat, la livraison de fournitures et de biens ménagers, et les infrastructures de base à petite échelle dans les communautés touchées par les conflits. Les communes qui accueillent une grande partie des personnes déplacées de force feront également l’objet d’une attention particulière, avec des investissements multisectoriels visant à améliorer l’accès aux infrastructures et aux services socio-économiques, des interventions de développement économique local et la gestion des ressources environnementales et naturelles ».

Cette annonce intervient alors que les dernières estimations de l’ONU indiquent que plusieurs dizaines de millions de personnes auraient besoin d’une aide humanitaire d’urgence au Sahel.

Mawulolo Ahlijah



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