Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies vient de conclure un marathon diplomatique à Alger. En marge du sommet « Global Africa Tech », la délégation nigérienne a activé tous ses leviers pour transformer les promesses politiques en réalités concrètes, visant à faire du numérique le moteur de la coopération entre Niamey et Alger.

L’offensive numérique nigérienne à Alger

Bien que le sommet se déroulait dans un cadre prestigieux, les enjeux réels se jouaient dans les coulisses. Le ministre Adji Ali Salatou a multiplié ses réunions avec les décideurs algériens, consolidant la volonté de Niamey de concrétiser des accords préalablement suspendus lors de la Grande Commission mixte à Niamey.

Il a échangé avec son homologue algérien de la Poste et des Télécommunications pour poser les fondations d’une connectivité renforcée, avant d’ouvrir de nouvelles perspectives avec le ministère de l’Économie de la Connaissance et des Startups. Ces rencontres visent à s’inspirer de modèles de réussite pour dynamiser l’entrepreneuriat technologique au Niger.

Du sommet à la pratique : la feuille de route Tiani

Ce déplacement s’inscrit dans la vision du chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, qui souhaite que chaque accord aboutisse à un projet tangible.

« Nous ne sommes plus au stade des intentions. Nous finalisons les dossiers techniques pour que le citoyen nigérien ressente les bénéfices de cette coopération », déclare une source proche de la délégation.

M. Salatou a aussi discuté avec le directeur général de l’Agence algérienne de la Coopération et de la Solidarité internationale pour examiner les investissements structurants et les appuis techniques. Une séance de travail avec son homologue algérien de la Communication a également été réalisée pour boucler le volet médiatique.

Un nouvel axe technologique régional

Le Niger mise sur son expertise et les avancées de son voisin pour moderniser ses infrastructures. Ces accords permettront une mutation dans plusieurs secteurs clés :

  • Télécommunications : amélioration de la qualité de service et extension de la fibre.
  • Innovation : création de synergies entre les startups des deux pays.
  • Formation : transfert de compétences pour les cadres administratifs.

Ce rapprochement stratégique démontre que le Niger diversifie ses partenaires pour renforcer sa souveraineté numérique. Le dossier est désormais sur les rails.

Plus que des accords, une vision commune émerge : faire du numérique le moteur d’une Afrique connectée.

By Ibrahim