La coopération énergétique entre le Niger et l’Algérie progresse. Depuis le 2 juin 2026, le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, est en mission de travail à Alger où il a multiplié les rencontres avec le ministre d’État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab. Ces échanges visent à renforcer le partenariat entre les deux pays dans le secteur pétrolier.
Un des points centraux des discussions a été la volonté d’approfondir la coopération technique et industrielle entre Niamey et Alger. Les deux responsables ont exploré diverses pistes de collaboration, notamment le partage d’expériences, le transfert de compétences et l’accompagnement du Niger pour développer ses capacités nationales en matière d’exploration, de production et de gestion des ressources pétrolières.
Le bloc de Kafra au centre des discussions
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte où le Niger cherche à maximiser son potentiel énergétique pour soutenir sa croissance économique et renforcer sa souveraineté dans le secteur des hydrocarbures. Pour l’Algérie, il s’agit de consolider son rôle de partenaire énergétique majeur dans la région sahélienne, en s’appuyant sur l’expertise reconnue de Sonatrach.
Un des principaux dossiers abordés concerne l’exploitation prochaine du bloc pétrolier de Kafra, situé à la frontière entre le Niger et l’Algérie. Ce site est considéré comme stratégique pour les deux pays, pouvant dynamiser les investissements énergétiques dans la région et renforcer l’intégration économique entre les voisins.
Sonatrach en appui aux ambitions pétrolières du Niger
Avec l’expérience accumulée par Sonatrach dans les hydrocarbures, Alger souhaite accompagner le Niger dans le développement de son secteur pétrolier à travers une coopération technique renforcée. Cette assistance devrait avant tout profiter à la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP), qui aspire à devenir un producteur d’hydrocarbures, au-delà de sa fonction actuelle de distribution.
Cette dynamique témoigne de la volonté des autorités nigériennes et algériennes de créer un partenariat énergétique durable, basé sur des intérêts communs et des projets structurants. Dans un contexte régional en quête d’autonomie économique, les deux pays misent sur leurs ressources naturelles et leurs complémentarités pour accélérer leur développement et renforcer leur influence dans le secteur énergétique sahélo-saharien.