NIAMEY, 9 juin 2026 – Le dossier Nassirou Bodo se prolonge. Initialement prévu pour ce mardi 9 juin, le procès de l’activiste politique nigérien a été reporté à la fin du mois. Incarcéré depuis début juin à la prison civile de Niamey, l’accusé reste sous détention après le rejet de sa demande de libération.

Renvoi et maintien en détention

L’audience de ce matin a été brève. Dès l’ouverture des débats, les avocats de la défense ont demandé un renvoi afin de mieux préparer le dossier de leur client, une requête acceptée par le ministère public. Le tribunal a donc prononcé le renvoi au 30 juin 2026.

En parallèle, l’équipe d’avocats de Nassirou Bodo a sollicité une mise en liberté provisoire. Bien que le tribunal ait déclaré cette demande recevable, il l’a catégoriquement rejetée sur le fond. L’activiste a donc regagné sa cellule en attendant la prochaine comparution.

Loi sur la cybercriminalité au cœur des accusations

Pour rappel, les ennuis judiciaires de Nassirou Bodo ont commencé début juin avec son interpellation et son placement sous mandat de dépôt. Cela s’inscrit dans le cadre de l’application stricte de la loi sur la cybercriminalité actuellement en vigueur au Niger.

La justice reproche à l’accusé la publication sur les réseaux sociaux d’un texte critique envers la « Refondation », un programme politique et institutionnel des autorités de transition. Ce procès, prévu pour la fin du mois, sera suivi de près, car il soulève des questions cruciales concernant la liberté d’expression en ligne et l’application de la loi sur la cybercriminalité dans le pays.

By Ibrahim