En marge de la 20ᵉ session de l’UPCI en Azerbaïdjan, le président du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), Dr Mamoudou Harouna Djingarey, multiplie les offensives diplomatiques face aux puissances du Moyen-Orient.

Les couloirs du centre de conférences de Bakou bruissent d’intenses tractations politiques. Lors de la 20ᵉ session de l’Union des Parlements des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (UPCI), en Azerbaïdjan, la délégation nigérienne ne fait pas de la figuration. Représentant le Niger, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey mène une contre-offensive diplomatique discrète mais stratégique.

L’axe Niamey-Doha : consolider les acquis humanitaires et politiques

Le premier point fort de cette série de rencontres bilatérales a eu lieu lors de l’audience accordée à Son Excellence Hassan bin Abdullah Al-Ghanim, président du Conseil de la Choura du Qatar. Accompagné d’une importante délégation, le représentant de l’émirat a longuement échangé avec le Dr Djingarey.

Les discussions ont rapidement convergé vers les défis sécuritaires et de développement dans la bande sahélo-saharienne. Le Dr Mamoudou Harouna Djingarey a souligné l’engagement constant de Doha aux côtés des populations nigériennes, matérialisé par le déploiement des projets de Qatar Charity. Pour Niamey, maintenir ce pont humanitaire et financier avec le riche émirat du Golfe reste une priorité.

Oman : le choix de la médiation et de la stabilité

Ensuite, le salon bilatéral du président du CCR a été ouvert à une autre figure clé de la diplomatie moyen-orientale : Son Excellence Cheikh Khalid Ben Hilal Bin Nasser Al-Maawali, président du Conseil de la Choura du Sultanat d’Oman.

Reconnu pour son rôle traditionnel de médiateur et promoteur de la paix, le Sultanat d’Oman représente un partenaire de choix pour le Niger. Les deux dirigeants ont exploré des voies visant à renforcer leur coopération parlementaire, soulignant la nécessité de transformer les parlements en vecteurs de solidarité face aux crises régionales.

« Les institutions parlementaires ne doivent pas seulement voter des lois, elles doivent jeter des ponts de paix lorsque les exécutifs font face à des vents contraires », a résumé un conseiller de la délégation nigérienne.

Une diplomatie par le geste

Cette intense séquence diplomatique s’est conclue par des échanges de présents chaleureux entre le Dr Djingarey et ses homologues du Qatar et d’Oman, sous les yeux de leurs délégations respectives.

À Bakou, le président du CCR montre que la Refondation nigérienne s’inscrit également sur la scène internationale. En s’affichant aux côtés des puissances financières et diplomatiques du Golfe, Niamey s’assure des soutiens précieux pour la suite de sa transition économique et sécuritaire.

By Ibrahim