Le Premier ministre a rassemblé le 24 juin 2026 à Niamey les ministres de l’Économie et des Mines du Mali et du Burkina Faso. Cette réunion stratégique vise à accélérer l’intégration économique et la souveraineté des ressources au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).
L’AES fait un bond en avant en élargissant ses activités au-delà du militaire pour organiser son poumon économique. Le 24 juin 2026, le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a transformé les bureaux de la Primature à Niamey en un véritable centre de commandement géo-économique.
Le chef du gouvernement a accueilli une délégation de haut niveau venue de Ouagadougou et de Bamako, comprenant Aboubakar Nacanabo (Burkina Faso, Économie et Finances) et Alousseini Sanou (Mali, ministre d’État, Économie et Finances). Les ministres des Mines, Yacouba Zabré Gouba (Burkina Faso) et Amadou Keïta (Mali), ont également participé, tout comme les ministres nigériens des Affaires étrangères et du Pétrole.
L’or, le pétrole et le coton : le triptyque de la souveraineté
La charte de l’AES, qui unit le Niger, le Mali et le Burkina Faso, s’est d’abord forgée dans la lutte contre le terrorisme. La consolidation de cette alliance dépend désormais de sa capacité à bâtir un espace de développement intégré. L’objectif de cette réunion à Niamey est clair : harmoniser les politiques extractives et financières pour réduire la dépendance économique extérieure.
Le sous-sol de ces États regorge de richesses, de l’or malien et burkinabè à l’uranium et au pétrole nigériens. En réunissant les responsables des trésors publics et des concessions minières et pétrolières, Ali Mahamane Lamine Zeine établit les bases d’une stratégie commune, visant à maximiser la transformation locale des matières premières et à réfléchir à des solutions de financement endogènes pour les grands projets d’infrastructures transfrontaliers.
Un front uni face aux défis macroéconomiques
Cette importante réunion à Niamey intervient alors que la Confédération cherche à renforcer sa résilience économique face aux pressions extérieures. La présence d’Alousseini Sanou, d’Aboubakar Nacanabo et de Lamine Zeine, trois technocrates expérimentés, démontre la volonté de l’AES d’assurer la confiance des marchés tout en imposant ses règles.
En affichant une unité de doctrine entre les ministères des Finances, des Mines et du Pétrole, les trois pays envoient un message fort aux partenaires internationaux et aux multinationales : l’accès aux ressources du Sahel sera désormais négocié d’une seule voix. C’est un changement historique pour le développement intégré de cet espace communautaire en pleine transformation.