Le lancement régional du ProPAF, projet porté par la GIZ pour la coopération germano-nigérienne, s’étend désormais à Agadez, ajoutant à un dispositif déjà actif à Tahoua et Maradi.

Agadez rejoint officiellement le dispositif national. Réunis le mardi 18 août 2026 dans la salle de conférence du Gouvernorat, des représentants de l’État, des autorités coutumières, des forces de sécurité et des partenaires humanitaires ont assisté au lancement régional du Projet de renforcement de l’autonomisation économique et sociale des femmes dans les contextes de déplacement au Niger, connu sous l’acronyme ProPAF. La cérémonie, présidée par le secrétaire général de la région, Souleymane Seidou Boulhassan, marque l’entrée d’Agadez dans un programme déjà déployé plus au sud du pays.

Porté par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) pour le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), le ProPAF s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérale entre Niamey et Berlin. Son objectif est de consolider l’autonomie économique et sociale des femmes réfugiées, des personnes déplacées internes et des habitantes vulnérables des communautés qui les accueillent.

Un dispositif déjà éprouvé à Tahoua et Maradi

Le projet, lancé au niveau national en janvier 2026, a d’abord été mis en œuvre dans les régions de Tahoua et Maradi, deux zones frontalières affectées par des incursions armées et des déplacements forcés. L’extension à Agadez répond à la nécessité d’accompagner des femmes confrontées à la pauvreté et à l’exclusion.

Dans la région d’Agadez, l’intervention ciblera la commune urbaine, notamment le centre humanitaire des réfugiés et les villages d’Itrakat et de Maï Adoua.

Le ProPAF en bref

Le ProPAF combine deux volets :

  • Un appui aux revenus, via la formation de coopératives et de groupes d’épargne, ainsi que le soutien à des microentreprises à fort potentiel ;
  • Un renforcement des services sociaux, avec un accompagnement psychosocial et un travail sur la cohésion entre populations déplacées et communautés d’accueil.

Un appel à la coordination entre acteurs

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général de la région a insisté sur l’importance d’associer toutes les parties prenantes pour garantir que le projet reste conforme aux politiques nationales et produise des résultats tangibles. Souleymane Seidou Boulhassan a appelé à créer des synergies entre les services de l’État, les autorités coutumières, les organisations humanitaires et les partenaires techniques.

Cette coordination est illustrée par l’assistance présente lors de la cérémonie, comprenant la coordinatrice du ProPAF, le préfet du département de Tchirozérine, l’administrateur de la commune urbaine d’Agadez, ainsi que des représentants des forces de défense et de sécurité. Cette présence souligne la volonté d’ancrer le projet dans le tissu institutionnel local.

Une région sous tension, mais résiliente

L’arrivée du ProPAF à Agadez intervient dans une région qui accueille de nombreuses populations fuyant l’insécurité. Les femmes et les filles déplacées sont particulièrement vulnérables. Le projet vise à adresser ces défis en alliant appui économique et accompagnement social.

À travers cette extension, les porteurs du ProPAF‑GIZ aspirent à renforcer la résilience et la participation sociale des femmes d’Agadez, tout en consolidant les liens entre populations déplacées et communautés hôtes.

By Ibrahim

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