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Le judo est un art martial essentiel à l’apprentissage de techniques d’intervention non létales telles que la maîtrise d’individus, l’esquive et le contrôle de soi. Cette pratique est fondamentale dans la formation des policiers. Fondé en 1993 à Niamey, le club de judo de l’Association Sportive de la Police (AS Police) est l’un des premiers clubs à avoir formé de nombreux champions, tant corporatistes que civils, au Niger. Actuellement, le club compte une quarantaine de judokas, répartis en six catégories : poussins, benjamins, minimes, cadets, juniors et seniors.

Affilié à la Fédération Nigérienne de judo (FENIJUDO), le club participe activement au Championnat national de judo, jouant un rôle clé dans la promotion de la cohésion sociale. Bien qu’étant rattaché à la police, il accueille de nombreux civils, favorisant le respect mutuel entre les forces de l’ordre et la communauté locale.

L’objectif principal de ce club est de promouvoir le judo en participant aux grandes compétitions internationales, afin de mettre en avant le judo nigérien sur la scène internationale.

Les entraînements se déroulent à l’école nationale de la police chaque lundi, mercredi et vendredi.

Au cours des trois dernières années, le club a participé à de nombreuses compétitions interclubs et nationales, y compris la compétition interclubs de la ligue de judo de Niamey en 2024 et le championnat national de judo à Maradi en 2025, où il a remporté 1 médaille d’or et 2 médailles d’argent. En 2024, lors du championnat national des clubs à Dosso, le club a récupéré une médaille de bronze. Lors de la compétition interclubs à Niamey en 2024, il a obtenu 5 médailles, dont 2 d’or, 2 d’argent et 1 de bronze.

Selon le coach Almoustapha Mamane Bako, le succès le plus marquant du club a été sa victoire lors de la compétition à la mémoire de maître Maman Garba en 2025, durant laquelle il a remporté 7 médailles, dont 4 d’or et 3 d’argent.

Cependant, le club fait face à plusieurs obstacles. L’entraîneur Almoustapha signale un manque de ressources et l’absence de certains judokas policiers en raison de leurs responsabilités professionnelles, ce qui complique l’organisation des entraînements. De plus, le club souffre de difficultés financières nuisant à l’équipement et aux déplacements des athlètes lors des compétitions. L’entraîneur sollicite le soutien financier des autorités nigériennes pour assurer le bon déroulement des activités sportives et encourage les jeunes à pratiquer le judo, une discipline incarnant la politesse, le courage, le respect de soi et l’esprit d’amitié.

Zouladeini A. Razinatou (ONEP)

By Ibrahim

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