Le 25 mars 2025, Niamey, cœur vibrant du Niger, accueillera une cérémonie d’une gravité exceptionnelle. Environ 700 âmes, venues des tréfonds du pays et de sa diaspora, seront présentes pour un acte inaugural marquant un tournant décisif. Ce jour-là, les résolutions et conclusions des Assises Nationales, élaborées du 15 au 20 février, prendront forme lors d’une célébration officielle. Sous les regards d’une nation attentive, le Général Tiani, président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), accédera à la magistrature suprême pour un mandat de cinq ans, renouvelable, prêtant serment sur la Charte de la refondation, désormais élevée au rang de loi fondamentale. Un nouveau chapitre s’ouvrira, où le Niger cherchera à conjuguer unité et souveraineté.

Les Assises Nationales : la Genèse d’une refondation

Pour comprendre l’ampleur de cet événement, il faut revenir aux Assises Nationales. Pendant six jours en février 2025, sept cents délégués des diverses composantes de la société nigérienne ont engagé un dialogue inédit. Ces assises ne furent pas une simple délibération, mais une agora où le destin collectif a pris forme. La Charte de la refondation a émergé, destinée à devenir la norme suprême dès sa promulgation, avec l’élection du Général Tiani comme président, marquant une volonté d’ancrer la gouvernance dans un cadre pérenne.

La Charte : une boussole constitutionnelle

La Charte de la refondation est un phare juridique et moral. Elle cristallise les aspirations d’un peuple à la justice, à l’intégrité et à l’inclusion. En prêtant serment sur ce document, le Général Tiani ne fera pas que prendre ses fonctions, mais s’engagera en tant que premier héraut d’un édifice institutionnel refaçonné. Cette charte, par sa primauté constitutionnelle, deviendra le socle sur lequel le Niger bâtira son avenir.

Une investiture aux accents symboliques

Le 25 mars, Niamey sera empreint d’une solennité palpable. L’investiture du Général Tiani en tant que président constitutionnel marquera un tournant entre le passé et l’avenir. Ce mandat de cinq ans, renouvelable, s’inscrit dans une continuité réinventée, renforcée par la légitimité d’une charte nationale. Le serment sur la Charte de la Refondation résonnera tel un écho de la voix populaire, d’allégeance à une nation rassemblée.

Un rassemblement au cœur de la légitimité

La présence de 700 participants héritiers des Assises conférera à cette journée une aura particulière. Venant des horizons les plus divers, ils incarneront la mosaïque nigérienne. Leur réunion à Niamey témoignera d’une légitimité ancrée dans la diversité et d’un consensus forgé par un effort collectif.

La Charte de la Refondation : vers quel horizon ?

Le 25 mars 2025 ne sera pas une fin en soi. La mise en œuvre des résolutions des Assises sera une marche jalonnée d’embûches : sécuriser un territoire fragile, tisser une cohésion sociale et affirmer une souveraineté dans un voisinage tourmenté.

Le général Tiani, investi de cette charge, devra faire preuve de clairvoyance, mais son succès dépendra aussi de l’élan d’un peuple prêt à incarner cette charte. Car une constitution ne vit que par ceux qui la font vivre.

By Ibrahim