Au Niger, de nombreuses jeunes filles s’intéressent au sport pour renforcer leur confiance en soi, apprendre le travail d’équipe, se faire des amies et réaliser leurs rêves. Parmi elles, Mlle Ousseina Zada Mamoudou, seize ans, détentrice de la ceinture noire, 1er Poom en taekwondo, qui concourt dans la catégorie des 49 kg. Affectueusement appelée « Oussy », elle déborde d’énergie et de détermination.

Ousseina Zada pratique plusieurs disciplines, dont la danse, l’athlétisme, le football et le taekwondo, montrant une confiance et une adaptabilité remarquables.

Depuis quelques années, elle s’est concentrée sur le taekwondo et le football. Pratiquant depuis son enfance dans le club Temple, elle a intégré l’équipe nationale en 2017, développant sa passion pour les combats. « Je veux toujours rester au sommet », souligne-t-elle.

Sa motivation est alimentée par l’émotion que lui procure le taekwondo. « Quand j’étais petite, je regardais les entraînements depuis chez moi. Mon père m’a inscrite au club et c’était l’un des plus beaux jours de ma vie », se souvient-elle.

Ousseina Zada se distingue en taekwondo par sa vitesse et sa technique, ayant remporté 27 médailles d’or, 15 d’argent et 5 de bronze. Grâce à sa discipline, elle a voyagé dans plusieurs pays, notamment le Ghana et la Côte d’Ivoire, où elle a remporté des médailles d’or.

Concilier taekwondo et football

En football, Ousseina joue en tant qu’attaquante pour le Wadrac Academy, et a été sélectionnée en équipe nationale U17 puis U20 en 2025. Elle aspire à changer les choses dans le football féminin, motivée par la volonté d’améliorer les performances de son équipe. « On m’a dit que je ne pouvais pas concilier deux disciplines, mais aujourd’hui je prouve le contraire », affirme-t-elle.

Pour jongler entre ces deux pratiques, Ousseina s’entraîne de 16h à 18h pour le football, puis de 19h à 21h pour le taekwondo, ayant pour objectif de devenir championne du monde dans les deux disciplines.

Elle exprime sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenue, notamment le président du Wadrac Academy et ses entraîneurs. « J’ai toujours reçu une bonne formation, et ma famille m’a toujours soutenue », dit-elle.

Les difficultés financières sont une problématique pour elle et d’autres sportifs au Niger, mais Ousseina reste optimiste. « Rien n’est impossible. Quand on veut, on peut », conclut-elle.

Assad Hamadou (ONEP)

By Ibrahim