À Niamey, la réponse diplomatique a été rapide. Peu après l’adoption de la résolution du Parlement européen demandant la libération de l’ancien président nigérien, les autorités ont réagi officiellement. Le gouvernement a convoqué la représentation de l’Union européenne pour exprimer son profond mécontentement.
Convocation au ministère des Affaires étrangères
Le 12 mars 2026, le Ministre des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré, a rencontré dans son cabinet la chargée d’affaires par intérim de la délégation de l’Union européenne au Niger, Nicoletta Avella.
Cette réunion, initiée par le gouvernement, avait pour but de transmettre officiellement la position de Niamey suite au vote du Parlement européen concernant l’ancien président Mohamed Bazoum.
Selon les autorités, cette résolution représente une ingérence inacceptable dans les affaires internes du pays.
Protestation remise à la délégation européenne
À l’issue de l’entretien, une lettre officielle de protestation a été remise à la diplomate européenne.
Dans ce document, le gouvernement nigérien exprime son désaccord avec les démarches du Parlement européen et dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’ingérence dans sa politique intérieure.
Niamey affirme que la question de l’ancien chef de l’État relève exclusivement de sa souveraineté nationale, sans place pour des pressions extérieures.
Un climat diplomatique fragile
Depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie, les relations entre Niamey et plusieurs partenaires occidentaux se sont détériorées.
Dans ce contexte, chaque déclaration ou initiative concernant la situation de Mohamed Bazoum tend à raviver les tensions diplomatiques.
La convocation de la représentante de l’Union européenne souligne la volonté du Niger de défendre sa souveraineté face à des pressions internationales.
Niamey affiche sa fermeté
Dans sa communication officielle, le gouvernement nigérien dénonce une attitude paternaliste de certaines institutions européennes.
Les autorités réaffirment leur détermination à ne pas accepter d’injonctions extérieures sur la gestion des affaires nationales, cherchant à affirmer leur indépendance politique et diplomatique.
Une question centrale dans le débat international
Malgré cela, la situation de l’ancien président Mohamed Bazoum continue d’alimenter les discussions sur la scène internationale.
Entre revendications de souveraineté et pressions diplomatiques, ce dossier demeure l’un des sujets les plus sensibles de la politique nigérienne actuelle.
À mesure que les institutions internationales s’expriment, Niamey semble résolu à répondre avec la même fermeté.