NIAMEY, 22 avril 2026 – Dans un pays carrefour, au cœur des routes sahéliennes, la lutte contre le narco‑trafic prend une dimension nouvelle. Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale, le général de division Mohamed Toumba, a annoncé que 9 289 individus ont été arrêtés, marquant une avancée sans précédent dans la stratégie de nettoyage des réseaux criminels.
Un réseau aux ramifications internationales
L’analyse des interpellations révèle que la majorité des suspects (environ 8 000) sont de nationalité nigérienne, tandis que près de 1 200 sont des ressortissants étrangers. Cela souligne le caractère transnational de cette criminalité. Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) considère le trafic de stupéfiants non seulement comme un enjeu de santé publique, mais aussi comme une menace directe pour la sécurité nationale.
Une doctrine de fermeté
L’annonce du général Toumba s’inscrit dans une doctrine de « tolérance zéro » visant à intensifier la traque des réseaux criminels. Selon le ministre, ces résultats illustrent la montée en puissance des services de renseignement et des forces de sécurité à l’échelle nationale. « Ces arrestations témoignent de la détermination des autorités à intensifier la lutte contre les réseaux criminels », a-t-il souligné.
Niamey perçoit cette offensive comme un signal fort pour les partenaires régionaux et les organisations criminelles, affirmant son intention de reprendre le contrôle de ses corridors. Toutefois, ce bilan, bien que prometteur, pose des défis pour la justice nigérienne, qui devra gérer des dossiers complexes tout en maintenant la pression sur les circuits financiers du trafic.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de souveraineté renforcée, où le CNSP met la lutte contre les fléaux sociaux au cœur de sa stratégie pour la refondation de l’État. Reste à savoir si ce bilan spectaculaire se traduira par une victoire durable contre les réseaux criminels.