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Au Niger, de nombreuses jeunes filles s’intéressent au sport pour renforcer leur confiance en soi et réaliser leurs rêves. Parmi elles, Mlle Ousseina Zada Mamoudou, seize ans, détentrice de la ceinture noire, 1er Poom en taekwondo. Compétitrice dans la catégorie des 49 kg, elle est affectueusement surnommée « Oussy ». Avec son regard perçant et sa détermination, cette jeune athlète se montre polyvalente, pratiquant le taekwondo, la danse, l’athlétisme, et le football.
Ousseina a décidé de se concentrer sur le taekwondo et le football. Depuis son enfance, elle pratique le taekwondo dans le club Temple, l’un des plus prestigieux du Niger. Sélectionnée en équipe nationale en 2017, elle aspire à rester au sommet, motivée par sa passion et ses performances. « Quand je perds, cela me pousse à travailler davantage », confie la combattante trentenaire.
Son parcours commence avec des séances d’observation des entraînements de taekwondo près de chez elle. « Mon père m’a inscrite au club après m’avoir surprise en train de m’entraîner. Ce jour-là reste gravé dans ma mémoire », raconte-t-elle.
Technique et rapide, Ousseina domine souvent ses adversaires, comptant 27 médailles d’Or, 15 d’argent et 5 de bronze à son actif. Elle a voyagé à l’international pour représenter le Niger, remportant des médailles dans des pays comme le Ghana, le Mali et la Côte d’Ivoire.
Concilier le taekwondo et le football
En football, Ousseina joue comme attaquante à la Wadrac Academy. Elle a rapidement attiré l’attention, intégrant les équipes nationales U17 et U20. Son idol, le Brésilien Rodrygo, inspire son jeu. « Je veux contribuer à améliorer la situation de nos équipes féminines », déclare-t-elle.
Pour gérer ces deux disciplines, Ousseina s’entraîne avec rigueur, consacrant ses après-midis au football et ses soirées au taekwondo. Son but est de devenir championne du monde dans les deux disciplines.
Oussy remercie les personnes qui l’ont soutenue, y compris son entraîneur, Me Omar, qu’elle considère comme le meilleur. Les difficultés sont souvent financières, mais elle reste optimiste sur l’avenir du sport au Niger, soutenue par sa famille.
« Avec volonté et détermination, rien n’est impossible », conclut-elle.
Assad Hamadou (ONEP)