Une nouvelle étape a été franchie dans le conflit entre les autorités nigériennes et certaines figures de l’opposition en exil. Le chef de l’État, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a signé un décret de déchéance temporaire de la nationalité de Mariama Djibrine, connue sous le nom de Mayra, selon un communiqué officiel publié jeudi.
Une figure de l’opposition en exil
Mariama Djibrine est l’une des personnalités nigériennes ayant quitté le pays suite aux bouleversements politiques récents. Elle préside l’Alliance des démocrates du Sahel (ADS), une plateforme regroupant des responsables politiques et des acteurs de la société civile du Burkina Faso, du Mali et du Niger vivant en exil. Cette organisation milite pour le retour à l’ordre constitutionnel et plaide pour le rétablissement de gouvernements civils.
Accusations de menaces à l’État
Les autorités nigériennes accusent Mariama Djibrine de plusieurs infractions, incluant la diffusion de données susceptibles de troubler l’ordre public, l’incitation à la révolte, ainsi que l’intelligence avec une puissance étrangère. Au moment de l’annonce, aucune déclaration officielle de sa part n’avait été faite.
Implications politiques et juridiques
Au-delà du cas de Mariama Djibrine, cette décision met en lumière la détermination des autorités à utiliser les mesures juridiques instaurées en 2024 pour lutter contre ce qu’elles considèrent comme des menaces à la stabilité du Niger. Ce décret ouvre une nouvelle phase dont les conséquences pourraient dépasser le cadre personnel, alors que le Niger se reconfigure sur le plan institutionnel et diplomatique dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques et des débats sur les libertés publiques et la sécurité nationale.