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Au Niger, les sports équestres, notamment les courses hippiques, sont un véritable patrimoine culturel. Ils impliquent divers acteurs tels que propriétaires de chevaux, entraîneurs, jockeys, organisateurs, parieurs et passionnés. Avec l’évolution, ces courses sont organisées sous l’égide de la Fédération nigérienne des sports équestres. Tradition, passion et modernisation s’entremêlent malgré la raréfaction des compétitions d’envergure.
Du 25 juillet au 3 août 2026, l’hippodrome de Niamey accueille des courses hippiques qui attirent un large public, préservant ainsi les traditions équestres. Pendant ces weekends, le bruit des sabots résonne alors que les jockeys s’échauffent, préparant leurs montures. L’enthousiasme des spectateurs, allant des frissons des parieurs aux émotions des spectateurs, témoigne de l’engouement pour ce sport.
Comme à un festival, ces compétitions réunissent acteurs de la scène hippique. Ici, le jockey et le cheval sont au centre des discussions. Certains prétendent qu’un bon jockey peut faire gagner un cheval moins talentueux, tandis qu’un bon cheval peut aider un cavalier moins expérimenté à triompher. La tradition perdure, promesse d’exploits souvent perçus comme une complicité entre homme et cheval.
Dressage de cheval de course, un travail d’équipe
Lors d’un événement à l’hippodrome, nous avons rencontré M. Kadri Tahirou, jeune éleveur de chevaux passionné, héritier d’une lignée familiale reconnue dans le domaine. « Notre père a marqué l’histoire des courses. Tout le monde le connaît encore aujourd’hui », a-t-il affirmé.

Kadri, qui s’investit à fond, souligne la nécessité d’une équipe compétente pour réussir dans cette activité. « Chaque cheval a besoin d’un bon entraînement et d’un entraîneur expérimenté. Je ne suis que le propriétaire, mais l’équipe fait tout le travail », a-t-il précisé.

Kadri s’investit pleinement dans l’entretien de ses chevaux et a déjà remporté plusieurs prix. Il aspire à encourager les jeunes à s’intéresser au sport équestre, demandant à la fédération d’assurer une équité pour tous les acteurs du domaine.
L’écurie Kazim Lamine de M. Souleymane Ali Sanda
M. Souleymane Ali Sanda, responsable de l’écurie Kazim Lamine, fait partie des figures emblématiques des courses au Niger. Son écurie, composée de 12 chevaux, participe régulièrement à des compétitions à l’étranger, remportant de nombreux trophées.
Souleymane a découvert sa passion pour les chevaux presque par hasard. En 2003, il achète son premier cheval sans en informer sa famille. « Grâce à Dieu, nous avons remporté des prix à presque chaque compétition. L’année dernière, nous avons gagné six voitures », raconte-t-il avec fierté.

Son amour pour les chevaux remonte à l’enfance, lorsqu’il observait les courses de loin. « Pour gagner, il faut un cheval bien préparé, un entraînement rigoureux, un bon jockey et un palefrenier compétent », a-t-il affirmé.
Souleymane appelle les autorités à améliorer les récompenses pour les vainqueurs et à soutenir le développement des courses hippiques au Niger.
La FENISEQ, une organisation bien structurée
La Fédération nigérienne des sports équestres (FENISEQ) coordonne les compétitions à travers ses ligues et districts. Chaque propriétaire doit s’acquitter des frais d’adhésion pour que son écurie puisse participer.
Les courses sont structurées avec des règles strictes. Chaque course implique une pesée, gérée par M. Mamoudou Maoudé, qui a une vaste expérience dans le domaine. La pesée est cruciale pour assurer l’équité des compétitions.
Les paris hippiques animent les événements, notamment grâce à Yacouba Adamou, connu sous le nom de « Tamilo », qui assure l’animation des mises sur les chevaux.
La FENISEQ plaide pour un meilleur accompagnement
M. Idrissa Issa Ado, Trésorier général de la FENISEQ, a souligné la nécessité d’appuyer le développement des sports équestres au Niger. Il a appelé à une réhabilitation de l’hippodrome de Niamey et à des subventions pour soutenir l’organisation des compétitions.

Il a aussi évoqué les défis que rencontrent les écuries, notamment suite au déguerpissement des installations de l’hippodrome. « Les chevaux sont gardés en ville, et les amener à l’hippodrome est un véritable parcours du combattant », a-t-il conclu.