OUAGADOUGOU, 17 septembre 2026 — Les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger unissent leurs efforts pour structurer leur coopération dans les zones frontalières. Lors d’une réunion tenue à Ouagadougou les 15 et 16 septembre 2026, les responsables de l’administration territoriale des trois pays ont approuvé plusieurs instruments pour renforcer la coordination sur la sécurité, l’action humanitaire et le développement local.

La rencontre a conclu par la validation d’un protocole additionnel au traité instituant la Confédération des États du Sahel, axé sur la coopération transfrontalière. Les délégations ont également approuvé une décision créant un cadre de concertation entre les autorités administratives des régions frontalières.

Cette nouvelle architecture vise à rapprocher les administrations des territoires voisins et à faciliter la résolution de problèmes dépassant les frontières nationales.

Les gouverneurs au cœur du nouveau dispositif

Une des principales innovations est l’implication directe des gouverneurs. Le cadre de concertation doit permettre des échanges réguliers, le partage d’expériences et la coordination des réponses aux défis communs.

Émile Zerbo, ministre d’État burkinabè en charge de l’Administration territoriale, a souligné que ces instruments doivent faciliter une gestion concertée des espaces frontaliers, appelant à la mise en œuvre effective de la feuille de route définie durant la réunion.

La première session du cadre de concertation a permis de définir des priorités, avec l’identification de cinq zones transfrontalières opérationnelles et des activités prioritaires pour 2026 et 2027.

Sécurité, populations et développement local

Les trois pays cherchent à renforcer la coordination entre les administrations territoriales, les services techniques et les forces de défense. La délégation nigérienne, dirigée par Ayouba Abdourahmane, a insisté sur la nécessité d’appliquer rapidement les instruments adoptés pour mieux répondre aux problèmes des populations frontalières.

Bamako veut faire des frontières des espaces de rapprochement

Le général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, ministre malien de l’Administration territoriale, a souligné l’importance de renforcer les liens entre les populations des deux côtés des frontières, proposant que ces zones soient des points de solidarité et de développement.

Une feuille de route pour des actions concrètes

La réunion de Ouagadougou a également abouti à la création d’une feuille de route accompagnée d’un plan d’actions pour guider les interventions du nouveau cadre de concertation.

Le protocole additionnel doit encore être ratifié par les États membres avant son entrée en vigueur. Comportant 27 articles, il représente une étape importante dans la construction institutionnelle de l’AES, le succès dépendant désormais de la mise en œuvre effective des décisions prises.

By Ibrahim