NIAMEY, 1ᵉʳ septembre 2026 — La diplomatie parlementaire s’affirme comme le véritable moteur d’intégration de l’Alliance des États du Sahel (AES). Lors de la première session confédérale des Parlements de l’organisation à Niamey, les autorités de transition du Mali, du Niger et du Burkina Faso affichent leur ambition de transformer le pacte de défense mutuelle en un cadre politique et juridique unifié.
Le départ de la délégation malienne, dirigée par le général de corps d’armée Malick Diaw, président du Conseil national de transition (CNT), clôt trois jours de concertations stratégiques qui se sont tenues du 28 au 29 août. Ce rassemblement à Niamey marque une rupture structurelle avec l’élaboration d’une feuille de route législative commune visant à pérenniser l’architecture confédérale face aux contestations internationales.
Sur le plan stratégique, cette convergence des organes législatifs de transition — représentée par le tandem entre le général Diaw et le président du Conseil consultatif de la Refondation (CCR) du Niger, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey — vise à établir un bloc institutionnel solide face aux instances traditionnelles telles que la CEDEAO. En dotant l’AES d’un organe parlementaire permanent, les trois États du Sahel envoient un message clair : l’intégration transcende une simple alliance militaire pour constituer une réorganisation souveraine et durable de l’espace sahélien.
Les marques de solidarité réaffirmées lors de la clôture des travaux soulignent la volonté des dirigeants régionaux de bâtir une légitimité institutionnelle interne. S’appuyant sur cette dynamique interparlementaire, l’AES cherche à consolider les bases juridiques de ses futures politiques, posant ainsi les jalons d’une confédération sahélienne autonome et structurée.
