TESSA, 24 août 2026 — Des combattants lourdement armés ont tué dix-huit gendarmes nigériens lors d’un raid en plein jour mené vendredi contre un avant-poste militaire de Tessa, dans la région de Dosso. Cet assaut est l’une des offensives les plus meurtrières jamais perpétrées contre les forces de sécurité dans cette région.
Exploité par une nette supériorité tactique et numérique, les assaillants ont rapidement submergé les éléments de la Gendarmerie nationale. Ils ont entièrement saccagé l’installation militaire, avant de cibler le secteur civil où ils ont vandalisé deux agences de transfert de fonds. Des vidéos prises par des riverains documentent l’ampleur des destructions au sein du camp de base.
Au moins trois soldats ont survécu à l’assaut. Les autorités régionales ont rapatrié les corps et organisé les funérailles des militaires décédés dès le lendemain, samedi, dans la ville de Dosso. Face au choc provoqué par ce massacre, l’administration locale a ordonné l’annulation immédiate de tous les rassemblements culturels et sports dans la région.
Aucune organisation n’a encore revendiqué l’attaque. Le gouvernement de Niamey n’a pas publié de communiqué officiel. Cependant, la zone est connue pour abriter les opérations du groupe terroriste Lakurawas, identifié par des sources locales comme le principal suspect de cette offensive.
L’attaque de Tessa met en lumière la vulnérabilité persistante des forces de sécurité nigériennes face aux groupes armés organisés et déterminés. Elle souligne également l’urgence de renforcer les dispositifs de défense et d’accroître la coopération avec les partenaires régionaux pour contenir une menace qui continue de déstabiliser le Sahel.
