Dans le football africain, les nations se distinguent souvent par leur histoire en Coupe d’Afrique des Nations. Le Niger, lui, écrit la sienne. Depuis sa première qualification historique pour la CAN en 2012, le pays avance, souvent loin des gros titres, mais avec une régularité méritant d’être racontée.

2012 et 2013 : deux premières significatives

Avant 2012, le Niger n’avait jamais atteint la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations. En octobre 2011, grâce à des victoires sur l’Afrique du Sud et la Sierra Leone, les Ménas décrochent leur billet pour la CAN au Gabon. Pour la première fois en cinquante ans de football national, l’équipe se retrouve dans le Groupe C, face à Gabon, Maroc et Tunisie. Bien qu’ils ne passent pas le premier tour, le symbole est fort : le Niger est sur la scène continentale.

L’année suivante, ils réitèrent. Qualifiés pour la CAN 2013 en Afrique du Sud, les Ménas obtiennent leur premier point lors d’un match nul 0-0 contre la RDC. Deux participations consécutives pour un pays qui n’en avait jamais connu — ce n’est pas un accident, mais une transformation rapide.

Une structure en développement

Le football nigérien fait face aux mêmes défis que beaucoup de nations sahéliennes : infrastructures limitées, un championnat national en manque de professionnalisation, et une diaspora éparpillée. Le Stade Général Seyni Kountché de Niamey, d’une capacité d’environ 35 000 places, demeure l’enceinte principale de la sélection.

Cependant, des signaux positifs émergent. Les académies de football se développent dans les grandes villes. Les matchs de la sélection nationale attirent un public croissant. De plus, FIFA, à travers son programme Football for Schools, a annoncé un partenariat avec la Fédération Nigérienne de Football pour promouvoir le sport dans les établissements scolaires en juillet 2025.

La Coupe du Monde 2026 en ligne de mire

La Coupe du monde 2026 élargit le tableau africain à neuf places directes. Pour le Niger, engagé dans le groupe E de qualification CAF aux côtés du Maroc, c’est un contexte inédit : plus de places disponibles signifie davantage d’opportunités pour les nations en développement.

Une qualification pour le Mondial 2026 constituerait pour le Niger une étape comparables à la première CAN 2012, validant une décennie de travail sur les infrastructures, les équipes de jeunes et la culture football dans un pays où le sport roi peine encore à s’imposer face aux défis quotidiens.

La diaspora comme soutient

Pour des centaines de milliers de Nigériens en France, en Belgique ou au Canada, les matchs des Ménas sont des moments de forte connexion identitaire. Suivre la qualification depuis l’étranger permet de rester Nigérien même à 5 000 kilomètres. Les supporters souhaitant suivre la campagne de qualification peuvent s’inscrire sur une plateforme de paris sportifs africaine en quelques étapes depuis n’importe quel navigateur mobile.

Le Niger avance. Pas toujours sous les projecteurs, ni avec les ressources qu’il mérite, mais avec une constance prouvée par les chiffres : de zéro CAN à deux participations consécutives en deux ans, c’est une trajectoire à suivre.

By Ibrahim