Pour la première fois, les élus et responsables territoriaux des trois pays de la Confédération se réunissent pour jeter les bases d’une coordination commune au service des populations.
Ce jeudi, Niamey prend une dimension historique pour l’espace confédéral. La capitale du Niger accueille l’assemblée générale constitutive de l’Union des Collectivités Territoriales de l’Alliance des États du Sahel (AES), une initiative novatrice visant à doter les territoires du Burkina Faso, du Mali et du Niger d’un cadre commun de concertation et d’action pour le bénéfice de leurs populations.
Une faîtière pour coordonner l’action territoriale
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Général de Division Mohamed Toumba, ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire. Dans son discours, il a souligné que cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la vision commune des chefs d’État, visant à promouvoir une dynamique de développement qui répond aux réalités des populations.
Agenda de la rencontre :
- Création officielle de l’Union des Collectivités Territoriales de l’AES ;
- Mise en place des organes dirigeants ;
- Définition des perspectives stratégiques ;
- Harmonisation des politiques territoriales ;
- Coordination des actions en faveur des populations.
La création de cette faîtière répond à un double impératif : combler le vide institutionnel au niveau infranational, où les collectivités agissaient sans cadre de coordination, et ancrer le projet confédéral dans le quotidien des communautés, avec les élus comme acteurs de la politique d’intégration.
Aujourd’hui, l’AES est une réalité incontournable. Il est nécessaire que les institutions s’approprient cette réalité pour favoriser synergie d’actions et renforcement de la coopération. — Général de Division Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire du Niger
Un nouveau pas dans la consolidation de l’AES
Cette assemblée constitutive marque une avancée significative pour la Confédération des États du Sahel, transformant une alliance née dans des turbulences diplomatiques en un cadre d’intégration durable. L’établissement d’une instance dédiée aux collectivités territoriales est essentiel pour relier les décisions au sommet aux réalités locales.
Les travaux se poursuivent ce jour avec l’adoption des textes fondateurs et la désignation des premiers responsables de l’Union. Les résultats seront suivis de près par les partenaires institutionnels et les observateurs régionaux, qui évaluent la capacité de l’AES à concrétiser ses ambitions politiques.